Les trois sites du plateau d’Hauteville, sont situés à une altitude comprise entre 760 et 840 mètres et sont donc soumis à un climat « jurassien » où les hivers peuvent encore être rudes et l’enneigement prolongé.
Les tarpans sur le marais de Vaux avant sa restauration
       Sauf autorisations et cas particuliers, il est interdit de pénétrer dans les enclos. Afin de respecter leur intégrité comportementale et sanitaire, il est également interdit  d’attirer volontairement  les chevaux et surtout, de les nourrir!
ANIMATION DU TERRITOIRE
 
       L’implantation des tarpans suscite un intérêt de la part d’un public à la fois local et extérieur au Bugey. Divers médias (presse écrite, reportages TV, documentaires) ont d’ailleurs contribué à faire connaître ces chevaux très particuliers. Des supports d’information ont été réalisés et mis à disposition du public : plaquette de présentation du tarpan, posters pédagogiques, panneaux d’information sur sites. Des manifestations et animations (expositions, conférences, visites guidées individuelles ou en groupe, …) ont été ou sont organisées, notamment avec des partenaires du plateau d’Hauteville tels l’Office du Tourisme ou le Festival Nature Ain.  
       En dehors de ce volet écologique du projet, un volet génétique vise à conforter les caractères primitif de cette souche par sélection régressive (ou rétro sélection) telle qu’elle avait été initiée en Pologne au début du 20ème siècle. Cette action est toutefois dépendante du nombre et de la capacité d’accueil des parcs mis à disposition. A cet égard, la perte en 2018 du site référent du marais de Vaux a entrainé la mise en veille de cette action. Par ailleurs, celle-ci impliquant nécessairement la présence d’un étalon, elle est également confrontée à la mitoyenneté de plus en plus fréquente avec des chevaux de loisir ou de compagnie pouvant provoquer des « interférences » difficiles à gérer.
      Grâce à leur grande résistance naturelle et à leur adaptation comportementale les tarpans peuvent être maintenus au plus proche du « naturel » y compris lorsque les conditions climatiques sont difficiles (enneigement prolongé, sécheresse, …). Ils ne font l’objet d’aucune intervention vétérinaire programmée en dehors de l’ identification qui comprend l’implantation d’une puce électronique (procédure administrative obligatoire). Les sabots s’usent naturellement et ne sont donc pas parés. Pierre à sel et affouragement complémentaire en cas de nécessité sont les seuls apports consentis. L’absence de traitement antiparasitaire utilisant généralement des substances très toxiques et très rémanentes évite la pollution du milieu naturel particulièrement dommageable pour la petite faune et pour toute la chaîne alimentaire.
 
       Les tarpans font l’objet d’un suivi régulier, notamment en ce qui concerne leur comportement alimentaire et leur impact sur la végétation ainsi que sur les milieux qu’ils occupent. Ils s’adaptent d’ailleurs parfaitement à la diversité de ces milieux (marais, pelouses, friches, …). Leur rôle positif sur la biodiversité des sites occupés a pu ainsi être mis en évidence. La végétation ligneuse envahissant les milieux ouverts, connus pour recéler une biodiversité particulière, est largement abroutie selon les saisons (saule - photos ci-dessous, noisetier, aubépine, …). Néanmoins, le prunellier, bien qu’en partie consommé, doit faire l’objet d’un traitement complémentaire.
RETOUR AU NATUREL
Les étalons du parc de Côte Savin
       Ouvert plus récemment (2015), le parc de Côte Savin  est situé sur la commune de L’Abergement de Varey, à moins de 500 m d’altitude. Il s’agit d’un coteau calcaire en partie boisé et embroussaillé par le prunellier alors que le buis a été presque totalement éliminé par une invasion de pyrales. Malgré ses 27 ha ce parc, divisé en deux enclos, est peu productif et particulièrement sensible à la sécheresse. Un petit groupe d’étalons occupe le site depuis 2019 (transférés du marais de Vaux). Un sentier de randonnée longe en partie le parc.
         Le petit groupe familial sur le parc de la Mélogne
       A la sortie sud d’Hauteville, le parc de la Mélogne accueille un petit groupe familial. Il est constitué d’un petit marais de pente, de friches et de pâtures sur environ huit hectares de terrains privés. Le parc est divisé en deux parties séparées par la route reliant Hauteville à Cormaranche. Cette séparation donne lieu à une «transhumance» annuelle où les chevaux passent sous la route en suivant le cours de la Mélogne.
Juments sur le parc de Tavassieu en hiver – poster disponible auprès d’ARTHEN
      Sur la commune d’Aranc, le parc de Tavassieu situé en bordure de la route entre Hauteville et Corlier  accueille un groupe de juments. Le milieu de cet ancien parcours communal d’une quinzaine d’hectares est constitué principalement d’une pelouse sèche partiellement embroussaillée (en particulier par le prunellier) et de bosquets de noisetiers. Un vallon encaissé complète le milieu à l’Est du site. Les tarpans vont s’abreuver dans le ruisseau qui parcourt ce vallon. Une cabane installée au bord de la route permet de stocker du foin distribué en cas de nécessité, notamment  lors de  périodes de fort enneigement. Elle permet également d’accueillir les visiteurs pour des présentations pédagogiques.                                                                
Depuis 2019, les tarpans sont transférés durant l’été sur un autre site voisin, la côte Gardapin, afin de « soulager » la pelouse, impactée par les sécheresses récurrentes.
Les Tarpans du BugeyLes partenairesOù sont les Tarpans ? 
      Le programme intitulé Les Tarpans du Bugey est une déclinaison adaptée à cette région du Projet Tarpan. Il vise à promouvoir cette souche primitive retrouvée en Pologne, proche descendant du cheval sauvage d’Europe disparu, en tant que « gestionnaire écologique » de certains espaces naturels mais aussi en tant qu’ « animateur nature » du territoire.
 

       Ce programme a vu le jour en 2004 sur le Plateau d’Hauteville à partir de l’expérience du  marais de Vaux où les premiers tarpans (appelés à l’époque « Koniks ») ont été introduits en 1992 dans le cadre de la gestion écologique du site par le Conservatoire Régional du Patrimoine Naturel (aujourd’hui CEN Rhône Alpes). Il s’est développé par la suite sur deux autres sites du plateau d’Hauteville : le parc de Tavassieu et le parc de la Mélogne et plus récemment sur le parc de Côte Savin, plus bas en altitude. Vous pouvez cliquer sur Où sont les tarpans pour situer les quatre sites concernés. 
 
        A Cormaranche en Bugey, le marais de Vaux recèle une biodiversité remarquable et quelques espèces protégées telles que l’Oeillet superbe. Cette zone humide caractéristique a accueilli jusqu’à une quinzaine de tarpans répartis sur trois enclos couvrant une quarantaine d’hectares. Ils ont largement contribué à maintenir la biodiversité du site, notamment en limitant l’extension de la mégaphorbiaie (hautes herbes telles que la reine des prés) et du saule cendré. Suite au programme de restauration du marais mis en place à partir de 2018 par le CEN, gestionnaire du site, les tarpans ont dû être évacués et dispersés sur d’autres sites. Un retour partiel est envisagé à partir de 2023.
Les Tarpans du Bugey
ARTHEN
Association pour le Retour des grands Herbivores dans les Espaces Naturels
ARTHEN
Mise à jour Septembre 2025
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Rue Colbert
01500 AMBERIEU EN BUGEY
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